Exercice de gratitude : ce qu’il est encore possible de faire

alice-le-guiffant-exercice-de-gratitude

Le contexte de l’exercice de gratitude du jour

Je me rends compte en écrivant le titre (nous sommes 24 h après l’annonce du reconfinement quand je pose les premiers mots sur la feuille) qu’il n’est pas entièrement positif et ne respire pas complètement la joie ! Et en effet, je commence avec un fond triste, un peu désabusé et découragé, mais avec la farouche volonté de ne pas me laisser abattre. C’est pourquoi je vais chercher activement toutes ces choses, innombrables si je veux bien me donner la peine de les voir, qui sont encore possibles pour moi, aujourd’hui, dans les conditions qui sont les miennes, qu’elles soient dues à ma condition physique, mentale, financière ou aux conditions sanitaires et politiques.

alice-le-guiffant-exercice-de-gratitude-fillette-fleurs

Alors, c’est parti pour les réjouissances, voici mes gratitudes du jour :

  • je peux me mettre en lien avec toutes les personnes qui avaient annoncé qu’elles participeraient à mon stage. Leur envoyer un petit mot de remerciement. Me réjouir que tant de gens aient répondu à l’annonce en si peu de temps. Et annuler mon stage ;
  • je peux fantasmer le retour des autorisations et toutes ces heures de danse que nous pourrons partager un jour prochain, peut-être pas si lointain, qui sait !
  • je peux me réjouir d’avoir pu, pendant toutes ces années, danser autant que je le voulais, me rouler sur des corps, traverser des énergies différentes, rencontrer tant de gens. C’est dans mon cœur pour toujours ;
  • je peux me réinvestir dans l’association InCIdence, tenter de remotiver une belle équipe, afin de m’assurer qu’il y aura encore du CI à Rennes pendant longtemps ;
  • je peux faire de la cuisine. Plein de cuisine. Et manger. Pendant et entre les repas. Parce que j’ai du temps pour ça !
  • je pourrais même trouver du temps pour faire les comptes, c’est dire si j’ai du temps !
  • je peux boire une tisane en regardant tomber la pluie et savourer ses odeurs de réglisse ;
  • je peux marcher sous cette même pluie, protester parce que mes chaussures prennent l’eau, grogner (mais oui, j’ai le droit de grogner, et même de savourer ma mauvaise humeur!) que les magasins de chaussures sont peut-être fermés et me dire qu’avant de me plaindre il serait bon de vérifier – et quand même adorer cette douche presque chaude qui coule dans mes cheveux et sur mon visage ;
  • je peux adorer que l’eau de la pluie soit presque chaude et quand même flipper qu’elle soit si chaude en ce début novembre ;
  • je peux sortir respirer les arbres, regarder les fleurs, écouter les oiseaux, cueillir des orties ;
  • je peux faire du pesto d’orties, c’est tellement bon ;
  • je peux prendre du temps pour relire mon site internet, trouver des coquilles, les corriger, trouver que ça, c’est pas mal dit mais ça, bof – et planifier un moment pour m’y remettre sérieusement !
  • je peux procrastiner si je veux ;
  • je peux prendre du temps pour lire (à condition de parvenir à poser mon téléphone et éteindre mon ordinateur) ;
  • je peux appeler mes amis. Mes parents. Leur dire que je les aime ;
  • je peux penser à eux. Me réchauffer de les savoir dans ma vie ;
  • je peux me faire des auto-massages et danser seule. Je peux même me rouler sur le ballon de gym et prétendre que c’est un.e partenaire ;
  • je peux caresser mon chat, faire des bisous à ma fille, attendre que mon fils rentre samedi prochain ;
  • je peux penser à mon amour et imaginer la prochaine fois que nous ferons un câlin ;
  • je peux rester à la maison pendant que d’autres vont travailler et choisir de profiter de ce temps gagné ou me plaindre que je n’ai pas le droit d’aller partager ma passion ;
  • je peux essayer de croire que le prochain stage aura lieu et préparer la comm’ ;
  • je peux renoncer dès maintenant au prochain stage – pfff, mi-décembre, peu probable ! – mais espérer quand même celui d’après ;
  • je peux avancer les travaux dans ma maison, j’ai même le droit d’aller acheter des vis pour poser mon isolation, alors, de quoi se plaint le peuple ?
  • je peux continuer ma thérapie, parce que c’est autorisé cette fois-ci. Et de toute façon, je fais ça par zoom ;
  • je peux reprendre un carré de chocolat. Ou décider de respirer un grand coup à la place. Ou faire les deux, tiens, pourquoi pas ?
  • je peux aller jardiner. Aujourd’hui, j’ai préparé un carré pour un futur espace dédié aux herbes aromatiques… ah, ces futures tisanes et ces plats parfumés !
  • je peux vous écrire, rester en lien avec vous,
  • je peux espérer, rêver, commencer à construire le monde d’après, celui que nous voulons…
alice-le-guiffant-exercice-de-gratitude-ce-qu-il-est-encore-possible-de-faire-arbre

Pourquoi faire un exercice de gratitude ?

Je suis au bout de ma liste provisoire. En fait, je pourrais en écrire des pages et des pages. Et déjà, d’avoir posé ça, de me rendre compte des multiples possibles (même si j’ai bien grogné un peu pendant mon énumération), ça m’ouvre des perspectives réjouissante, ça recadre mon attention sur du positif. Ca me soutient et embellit ma vie.

Sur du long terme, ça a pu me redonner de l’espoir dans des périodes difficiles et me permettre de trouver des petites loupiotes même dans les moments les plus sombres.

alice-le-guiffant-exercice-de-gratitude-ce-qu-il-est-encore-possible-de-faire

Comment pratiquer la gratitude ?

Il n’y a pas de bonnes façons de pratiquer la gratitude. Comme pour tout le reste, le tout est de trouver une méthode qui vous plaît, si cette idée vous parle.

On peut faire, comme je viens de le faire, une longue liste aussi exhaustive que possible dans un moment de tristesse et de découragement particulier. Pour moi, c’est un boost immédiat. Mais je trouve que cela porte encore plus ses fruits sur la durée.

En ce qui me concerne, je tente par périodes d’écrire trois choses positives par jour. J’ai pratiqué cet exercice, comme je le disais plus haut, à des moments où je ramais vraiment pour trouver quelque chose à dire. Parfois, la seule chose que j’arrivais à écrire c’était « Il a fait beau. J’ai mangé un gâteau. Il était bon ». Mais rien que ça, c’était déjà quelque chose.
Je tente d’en faire une discipline quasi quotidienne, que je le fasse par écrit (les trois choses par jour font partie des rituels qui rythment mes journées) ou dans ma tête.

Je vous proposerai probablement d’autres exercices de gratitude pendant les semaines qui viennent, il y en a plein, avec des angles d’approche différents. Dites-moi si cela vous parle et vous soutient, si vous pratiquez déjà, si vous avez envie de vous y mettre, votre avis m’intéresse grandement.

Je vous souhaite les plus douces et les plus pleines gratitudes !

Si vous voulez aller plus loin : un article intéressant et un peu technique sur les mécanismes explicatifs des effets de la gratitude.

Un autre exemple de pratiques de gratitude.

Et puis, vous pouvez aussi relire le cadeau caché du coronavirus même si tout n’est plus d’actualité…

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le autour de vous !

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur whatsapp
Partager sur email

Laisser un commentaire