Le travail que je choisis de faire

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« Les ami.e.s, la période a été rude pour moi. Pour vous aussi, j’imagine. Dans cet article, je vous raconte le travail que j’ai fait et celui qui reste à faire…

Je viens encore de passer un peu moins de quinze jours dans un état sidération assez proche de celui que j’avais vécu lors du premier confinement, avec à peu près les mêmes symptômes : pensées obsessionnelles, angoisses, incompréhensions variées. S’y rajoutait la colère et même la rage par moment et une détresse angoissée : qu’allons-nous devenir ? Que vont devenir mes enfants ? Je ne veux pas du monde qu’on nous propose ! Comment osent-ils ? Ils ne se rendent pas compte ? Et tout ce monde qui croit que ça n’est pas grave, comment peuvent-ils être aveugles à ce point ?
J’étais dans le jugement, dans la peur, submergée par la colère…

J’ai fait exactement les mêmes erreurs que la dernière fois, j’ai buggé, j’ai passé des heures sur internet, à lire des articles dans tous les sens, à me coller aux infos et à pester. J’en ai rêvé la nuit (ou cauchemardé, le plus souvent), j’en ai parlé H24 jusqu’à ce que mes enfants me réclament un moratoire sur le covid, les vaccins, le pass sanitaire, j’ai critiqué, jugé, conspué…
Mais, ça y est. C’est passé, ou presque passé. Maintenant, pour moi, après la digestion, un autre travail commence et figurez-vous qu’il est tout à fait joyeux.

Le travail de paixalice-le-guiffant-le-travail-mer-étoiles

Je veux continuer à me rappeler que je ne suis pas en colère contre une personne, que ce soit Marcron ou Blanquer ou qui que ce soit qui ne serait pas d’accord avec moi. Honnêtement, par moments, c’est difficile et je me mets à confondre les gens et leurs pensées… et à espérer leur disparition soudaine dans un grand éclair blanc ! Mais, non, je ne veux pas être en colère contre des personnes, simplement assumer de ne pas  être d’accord avec elleux. Non, je ne les déteste pas mais je ne partage pas leur vision du monde.

Je refuse la colère et le désespoir qui me vident de ma substance et j’embrasse la réalité de ce qui est pour pouvoir la transformer. Il m’apparaît clairement que tant que je suis en guerre, je ne peux rien construire. Tout simplement parce que les journées ne font que 24h et que mon énergie est limitée, j’ai appris ça récemment (Cf  mon dernier article, « Dire non et l’assumer« ). Donc je choisis de mettre mon énergie à nourrir la paix en moi et autour de moi et je ne porte pas le fer, je n’entre pas dans des débats visant à prouver aux autres qu’ils ont tort et que j’ai raison. Parce que, qu’est-ce que j’en sais ? Je sais que j’ai raison pour moi et eux forcément raison pour elleux-mêmes.

Aujourd’hui, je suis allée manifester. Pas contre le pass, mais pour la joie de nous sentir nombreux, le rassemblement, la connexion et l’affirmation des valeurs que je veux défendre et vivre. Je suis contente de me sentir dans cet état d’esprit parce qu’il est tout récent. Hier encore, j’étais contre le pass et la vaccination obligatoire. Aujourd’hui je suis pour la liberté de chacun.e à disposer de son corps et pour les valeurs de notre république « liberté, égalité, fraternité ». Elles ont été bien malmenées, bien galvaudées, mais si on retourne à la source, elles sont fort belles, ces valeurs et quand on atteindra ça, on sera arrivé.e.s !

Voir les gensalice-le-guiffant-le-travail-yeux

L’autre travail (heureusement que j’ai la CNV  pour m’aider dans cette entreprise), c’est de voir les gens dans toute leur beauté. Pour cela, je me relie à leurs besoins. Je ne suis pas toujours d’accord avec leurs stratégies mais je ne peux que célébrer les aspirations qui sont à l’oeuvre dans leurs vies…
Mon fils, qui choisis de te faire vacciner alors que tu n’as pas peur de tomber malade. Je vois ton aspiration protéger les plus faibles d’une façon qui te paraît à la fois simple et peu coûteuse en énergie. Je vois ton envie de pouvoir sortir avec tes amis sans te prendre la tête à faire un test sans arrêt.

Mes parents, je célèbre votre choix de vous vacciner parce que c’est moins stressant pour vous et que vous n’avez plus peur, depuis la deuxième injection, de tomber malade.
Vous, mes ami.e.s, qui pensez que le pass sanitaire est une bonne solution pour revenir à une vie plus normale, je n’arrive pas encore à penser que vous avez raison dans l’absolu mais je vois votre espoir de retourner à « la vie d’avant » avec une certaine liberté de sortir, de prendre les transports longue distance, de vous sentir en sécurité dans les restaurants ou salles de spectacles auprès de personnes qui auront fait le choix du vaccin ou auront montré qu’elles n’étaient pas malade au moment où vous les croisez dans ce lieu « sécurisé ». Je ne crois pas que ça vous protègera de quoi que ce soit, mais je comprends vos raisons d’agir tel que vous le faites.

Ma voisine, qui a peur de la vaccination et des effets secondaires du vaccin, je te vois aussi. Tu trembles à l’idée de t’injetcter un produit potentiellement dangereux et sans recul nécessaire pour te faire une idée. Et toi, qui est vacciné pour tout un tas de raison que je ne connais pas mais contre le pass sanitaire parce que tu crains des dérives gouvernementales.Vous, là-bas, qui ne savez plus trop quoi penser et qui vous demandez simplement comment vous remplirez le frigo ce mois-ci ou à quel endroit vous allez bien pouvoir partir en vacances… . Et vous toutes et tous, quelques soient vos croyances, certitudes, bienvenue.

Voir aussi les gens qu’on ne connaît pas

Et même vous, grands patrons de laboratoires pharmaceutiques, ça me demande (beaucoup, beaucoup) d’efforts, mais je peux me relier à votre envie de gagner de l’argent, beaucoup d’argent en vendant des vaccins. C’est peut-être un besoin de maîtrise de votre environnement, ou de reconnaissance, ou de sécurité… Je ne sais pas. Mais je comprends, même si je n’adhère pas, cette ivresse des chiffres des bénéfices qui frisent des sommets hallucinants. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour éviter par tous les moyens à ma disposition de renforcer votre hégémonie mais je la comprends.

Et puis, je comprends les tentations de totalitarisme. Moi aussi, j’abrite des petites dictatrices qui se sentent en sécurité quand elles ont l’impression de contrôler tout ce qui se passe.
Toutes et tous, je vous aime ou veux apprendre à vous aimer. Pas les systèmes mais les individus qui les composent. Vous avez votre façon de voir le monde, vos raisons de le voir tel que vous le voyez et j’aime me souvenir, quand l’intolérance frappe à ma porte de ce proverbe indien « ne critique pas quelqu’un.e tant que tu n’a spas marché 15 jours dans ses mocassins ». J’essaie (et j’échoue tellement souvent) de ne pas critiquer celles et ceux qui ne font pas le même choix que moi.

Mais je ne peux pas avoir raison contre vous, pas plus que vous n’avez raison contre moi.

Le travail de positionnement

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Mais, quand j’ai dit ça, je ne suis qu’au début. Ensuite, j’ai à continuer le travail de positionnement. Les questions sont bien simples : qu’est-ce que je veux pour ma vie, pour moi, pour mes enfants ? Quels sont mes rêves ? Mes rêves pour moi et pour l’humanité ? Et bizarrement, la question du prix à payer n’est pas une vraie question. Techniquement, ça peut me coûter cher (littéralement, cf les conséquences) de rester alignée avec mes valeurs mais dans quel état psychologique me mettrai-je si je ne le fais pas ? D’une certaine façon, moi aussi « je n’ai pas le choix » (ce qui est faux – mais il y a un choix qui me coûte beaucoup  moins cher que l’autre).

En fait, à ma grande surprise, les réponses aussi sont assez simples. Je refuse ce pass sanitaire. Ce paradigme-là  m’est insupportable et je ne vivrai pas selon sa loi . Je ne suis pas capable, c’est épidermique, de me soumettre à cet ordre des choses.
Je refuse absolument, de toutes mes fibres, de toute mon âme, une société qui flique en permanence ses citoyens, une société qui instaure sans état d’âme une discrimination légale sur des principes forcément douteux. J’en tomberais malade, si je choisissais d’essayer de vivre ainsi.
Alors, je décide de boycotter tous les lieux qui m’obligeront à présenter un pass sanitaire. Les choses sont devenues de plus en plus claires au fur et à mesure du temps qui passait. Mais là, c’est limpide. Je pense qu’il y a et qu’il y aura encore des ajustements à faire, des clarifications à apporter. Mais je ferai le boulot, au fur et à mesure des besoins et en fonction de mes moyens.

Le travail d’accepter les conséquences

Bien sûr, ça a un coût, comme je le disais plus haut. Si renoncer aux cafés ne me fait ni chaud ni froid et si j’envisage assez sereinement de ne plus mettre les pieds dans un restaurant ou un ciné, renoncer aux scènes nationales, aux musées, ou encore au train n’est pas facile.

J’ai pris des billets il y a un mois pour aller voir Guillermo Guiz en spectacle. Je l’adore et je me réjouissais tellement d’y aller ! Chaque fois que j’y pensais, j’avais un sourire jusqu’aux oreilles. En réalisant que j’allais devoir montrer un pass, je me suis dit que j’allais, pour cette fois-là seulement, faire un test pour la soirée. Même si ça devait me coûter une cinquantaine d’euros. J’avais l’excuse d’avoir acheté les places avant que ne tombe cette loi. Bon, ça faisait cher la place, mais quand on aime on ne compte pas.

Sauf que, en fait non. Si c’est le système que je refuse, j’ai besoin d’être en cohérence avec moi-même. Et je ne peux pas faire d’exception. C’est peut-être ridicule, peut-être jusqu’au boutiste et je ne dis pas que je ne mettrai pas d’eau dans mon vin avec le temps mais là, c’est impossible. J’ai appelé le théâtre pour savoir s’ils faisaient partie de ceux qui font des jauges à 49 – mais ils sont fermés. Dès qu’ils rouvriront, je leur demanderai le remboursement de nos places s’ils exigent le pass. Ça me fait mal au cœur. Mais moins que de produire ce papier.

Autre conséquence, je ne pourrai peut-être plus aller prendre de cours de danse. Je ne l’avais pas compris dès le début. C’est vraiment vraiment raide. Du coup, j’imagine, qu’il me sera aussi impossible de louer la salle du Grand Cordel dans laquelle j’ai l’habitude de travailler.. J’attends de savoir plus clairement ce qu’il en est. En tout cas, si c’est le cas, c’est passablement problématique. Je gagne plus de la moitié de mon salaire grâce aux stages que j’y organise. Mais même si j’ai pensé un moment faire un test par mois… (ça reste jouable, ça coûte un peu cher mais bon, j’aurais pu considérer ça comme un investissement…) je ne me vois pas organiser des événements qui excluront des gens. Non, non et non !

Donc…

Le travail de création

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Il va falloir inventer autre chose !

Je vais proposer à Guillermo Guiz de venir jouer chez moi ou chez des copains qui ont un plus grand salon que le mien. Peut-être qu’il refusera, mais sait-on jamais ? Et puis, s’il ne vient pas, j’inviterai d’autres personnes.
Je vais chercher soit un autre boulot, soit d’autres salles pour travailler. Alors si vous entendez parler d’un lieu privé, avec un beau parquet faites-moi signe.

Peut-être que je vais découvrir qu’il y a quelque chose qui me plaît encore plus (c’est pas gagné mais sait-on jamais) que les stages de danse/cnv dans de belles salles ! Peut-être que je vais planter une yourte dans mon jardin. Je ne sais pas encore. Mais je vais inventer.. Parce que je reste libre, quoiqu’ils fassent et quoiqu’ils disent.

Les limites sont de puissants soutiens

Et puis… A nous tous, on va tout pouvoir inventer. Dali disait qu’on ne fait pas de bonne musique avec un piano de 2Km de long. Là, les limites vont décupler notre créativité, j’en suis certaine. Il y aura des bals dans des salles privées (il y en a déjà).
Peut-être que des gens vont inventer, que sais-je, des soirées restau à la maison. J’ai des copains qui faisaient ça. Une fois par mois, ils invitaient à leur table une douzaine de personnes qu’iels ne connaissaient pas et cuisinaient pour elles. Tout le monde était ravi !

J’ai déjà vu des commerçants changer de statut et dire « Mon restaurant/magasin est dorénavant un lieu privé, ce n’est plus un espace recevant du public. Donc je ne suis pas soumis au pass sanitaire. Il faut une carte de membre et je la donne à qui la veut ». Mais oui, mais oui !!!

Le monde de demain attend qu’on le rêve

Ce monde de demain, que nous attendons, il attend qu’on le rêve, qu’on le créé. C’est ça, le travail. Et c’est ça que je vais faire, que nous allons faire. Encore plus activement qu’avant. Parce qu’il me semble que c’est vraiment l’invitation qui nous est faite. De nous détourner de ce que nous ne voulons plus, de ne plus lui accorder d’attention parce que ça le nourrit et le renforce, mais de fabriquer la suite du monde. Maintenant. Dans la joie, l’entraide, les essais et erreur, la bienveillance. Il y a tellement à gagner.

Il y a tout à gagner!

Et ça, bon sang, mais comme c’est joyeux ! Enthousiasmant ! Léger ! Bien sûr, la vie restera la vie, avec ses hauts et ses bas. Je ne suis pas devenue naïve tout à coup. Mais confronté.e.s aux vraies questions, nous allons sûrement nous polir comme des diamants et briller encore mieux.. Nous affirmer dans ce que nous voulons ou ne voulons pas. Devenir un peu plus nous-même. Et vivre, bon sang, vivre…
Parce que, la peur de la mort n’empêche pas de mourir, elle empêche juste de vivre…

Joyeusement

Alice

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Cet article a 13 commentaires

  1. Laure

    Et c’est vrai pour tout dans la vie ! Merci Alice pour ton texte rafraîchissant qui nous rappelle que l’espace de la vraie liberté est en nous. Rien ne nous empêche d’être libres si nous choisissons de l’être. Comme tu le dis si bien, il ne s’agit ni de combattre, ni de convaincre, mais d’être.,Amour et confiance, solidité, souplesse et constance. Ça danse, non ?

    1. Alice

      Oh oui, ça danse !
      Et c’est soutenant de voir le nombre de danseuses et de danseurs dans ce grand bal !

  2. Arnaud

    Alice, merci d’être, d’exprimer qui tu es, d’exprimer tes valeurs et tes choix d’une façon si claire. Merci de dire des mots que je dirais si j’exprimais par écrit mes choix et mes valeurs avec autant de facilité que la Vie t’en a offert ce jour. Qu’est ce qu’on va s’amuser a créer. À créer du neuf. A co-créer du Vivant. À vivre « ici&maintenant » plutôt que « comme-avant ». Et ce dont j’ai la certitude absolue c’est que, par cet accord intégral entre mes actes et mes valeurs profondes, ma matière, mes organes, mes cellules, mes atomes & molécules, depuis mon centre profond jusqu’à la surface de ma peau, danseront encore et encore à l’intérieur. Y-a-t-il au monde quelque-chose de plus sacré ? Je suis, je danse & je suis dansé… dansé le l’Un-t’es-rieur 😀
    Et comme tu le dis l’autre chose la plus sacrée c’est de respecter le choix, les valeurs et les émotions de l’autre, peur et nostalgie incluses, car c’est le seul choix qui me permet encore et encore de danser avec ellui dans ce monde-ci, dans cette vie-ci.
    Merci la Vie !

  3. Alice

    Je suis, je danse et je suis dansé.e… Oui… Merci à toi

  4. Le gallou

    Bonjour Alice
    En lisant les premières lignes de ton texte, je me suis dit que tu avais mis les mots sur ce que je ressent aujourd’hui, sidération, angoisse, renfermement. Je n en suis pas au stade de pardonner ou essayer de comprendre ceux qui veulent mettre la main sur ma vie , politique, groupe pharmaceutique. Afin d apaiser mon esprit , je me suis vu contrainte et forcer de me faire vacciner, une seule dose ayant contracté le virus cet hivers. J’aime profondément mon métier et étant dans le medico social, je n avais pas le choix. Des choses vont bouger sur les contraintes imposées, mais celles de l obligation vaccinale pour les soignants je sais que non.( peut être que je me trompe). Je m accorde un.peu de temps pour envisager mon.metier autrement, il y a énormément de besoin, les familles sont demandeuse d un accompagnement plus humains c’est peut-être par cette aspect là que la porte s ouvrira pour moi, car je ne veux pas d une dose par an qui a mes yeux m m’empoissonera.
    Merci alice pour ton éclairage, qui m a vraiment fait du bien.
    Erika , compagne de ronan.

    1. Alice

      Merci beaucoup Erika, pour ton partage. Je comprends la souffrance que ça doit être de se voir imposer un vaccin pour pouvoir continuer à faire un métier qu’on aime et qui a tant de sens à nos yeux… Je suis curieuse de tout ce que tu vas inventer pour pouvoir continuer à apporter ton soutien aux familles qui en ont besoin – tout en vivant un accompagnement plus humain, plus proche de toi et de tes valeurs (et en t’évitant en plus de nouvelles doses !) Bravo pour ton courage ! Tiens-moi au courant si le coeur t’en dit !

  5. Claire

    Alice, gratitude pour la profondeur de ta réflexion.

    « ne critique pas quelqu’un.e tant que tu n’as pas marché 15 jours dans ses mocassins », j’aime bien l’idée…
    Lorsque j’avais lu « conversations avec Dieu » il y a quelques années, j’avais été interpellée de lire que Hitler était somme toute un homme comme un autre et qu’il avait ses raisons d’agir comme il l’a fait.
    Je n’ai pas marché 15 jours dans ses mocassins mais je peux envoyer de l’amour à cet humain autant que je puisse mettre ma conscience pour envoyer de l’amour à chaque être que je croise sur mon chemin, que cette rencontre me mette en joie ou pas.

    1. Alice

      Oui, on peut faire ça, ou au moins tenter de le faire. Comme l’a écrit Antoine Leiris, après la mort de sa femme au Bataclan : « vous n’aurez pas ma haine »…

      Et « conversation avec Dieu » est probablement le livre qui m’a le plus soutenu dans ma vie.. Celui vers lequel je reviens de temps en temps, quand j’ai besoin de courage ou d’inspiration.
      Merci pour ton message !

  6. yannick

    C’est bien de voir des courageux qui entre en résistances, avec créativité en plus …
    je n’en suis pas là … Bien sûr, j’entre en résistance ! je ne peux pas accepter de sous-vivre (c’est le terme que je trouve le plus adapté pour décrire la vie en régime totalitaire, tel un troupeau qu’on mène tantôt aux champs, tantôt à l’abattoir).
    Par conséquent je n’aurai jamais le passe sanitaire, et je renonce donc à beaucoup de choses … mais plutôt en desperado. Je me sens devenir progressivement blackblock. Chacun selon son coeur, les stratégies sont complémentaires. bon courage !

    1. Alice

      Oui, chacun.e ses moyens, chacun.e ses stratégies ! Je te souhaite de retrouver de l’espoir et de la joie dans cette période sombre (pour toi et pour la démocratie !)
      Courage à toi aussi !

  7. Le Guiffant

    Bonsoir Alice, ma fille,
    Et oui, j’ai reçu une première dose de vaccin, et pourtant je n’ai pas peur de tomber malade. J’ai décidé de me faire vacciner pour … pouvoir prendre le train, pouvoir aller voir ma mère en EHPAD, pouvoir aller au musée, raisons à la fois graves, pour certaines, moins graves voire aussi futiles pour d’autres … et malgré cela je suis contre le pass sanitaire et en tous cas fortement opposé à la ségrégation des personnes que cela dessine. Je vais manifester, je signe des pétitions … pour le respect de la constitution, pour le respect des personnes, pour une liberté la plus large possible.
    Je ne crois pas à ma possibilité d’une cohérence complète, alors je fais de mon mieux.
    Ton  »appel » à savoir ce que l’on veut vraiment résonne en moi. J’ai le plus souvent accepté tout ce qui m’a été proposé (heureux homme, gâté par la vie … je ne plaisante pas) sans forcément me demander ce que je voulais vraiment. C’est le moment de m’y pencher.
    Il y a longtemps déjà que je pense que Simon et toi, dont je suis le père (vous n’êtes plus des enfants), êtes en avance sur moi dans votre positionnement dans ce monde. Vous me le confirmez. Il va falloir que je me bouge !

    1. Alice

      Bonjour Jean, mon père
      Merci pour ton message ! Je suis curieuse de voir ce que tu veux vraiment dans la vie; en même temps, je pense qu’on peut vouloir vraiment se laisser porter par la vie !
      Et je suis ravie de te voir tenter, par les moyens à ta disposition, de défendre le respect de la constitution ! On se retrouve à la prochaine manif’ ?

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