S’atteler aux trucs chiants… ou l’art de réinventer l’eau chaude

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Pourquoi s’atteler aux trucs chiants quand on pourrait se faire du bien ? Ben, pour se faire du bien pardi !

S’atteler aux trucs chiants, contexte d’une redécouverte

Avant hier, je tournais en rond. J’avais envie de me faire du bien, un peu de temps devant moi… et rien n’allait. J’avais fait ma marche un peu comme un zombie, sans en retirer beaucoup de joie, à part la satisfaction d’avoir au moins fait ça, (autant dire que ce n’est pas la sensation la plus, exaltante au monde!), j’avais pratiqué mes exercices pour le dos, mangé à peu près sainement, j’avais même pris, fait plutôt rare (mais qui j’espère deviendra de moins en moins rare) le temps de me poser dans un canapé avec un roman fabuleux… (L’arbre monde, une pure merveille!).

Mais bof, ça n’allait pas si bien que ça. Pas mal non plus, pour être tout à fait honnête… mais le moins qu’on puisse dire, c’est que ça manquait de pétillant.
Et puis tout à coup, je me suis rendu compte que ce qui rendait tout ce que je faisais plus ou moins fade, c’était la pensée, toujours en arrière plan, de ces petites bricoles que je reportais jour après jour depuis des mois. Ces trucs pas si importants mais quand même à faire et que j’imaginais très très pénibles à priori.
Ça m’a fait un grand tilt. Et oui, prendre soin de soi, c’est aussi faire les trucs qu’il y a à faire…

Pourquoi s’atteler aux trucs chiants ?

On le sait, je le sais, vous le savez parfaitement, les trucs qui traînent dans un coin de l’esprit, ça encombre. Ça pèse. Ça affadit ou ça ternit un peu les environs. S’il y en a beaucoup, ça contamine tout le reste parfois. On sous-estime trop souvent le poids de ces courriers qu’on n’envoie pas, de ces factures qu’on n’ouvre pas, de ce rapport qu’on n’arrive pas à terminer et de cette discussion avec notre patron qu’on repousse sans cesse au lendemain.
En temps normal, c’est à dire avant ma période « je me fais du bien, je découvre un autre aspect de la vie » je faisais les trucs qu’il y a à faire… parce que bon, la vie, c’était quand même pas mal de trucs à faire.

Mais là, j’étais branchée en mode : « je me fais du bien, donc je fais des trucs agréables » (je me balade, je fais des trucs bon à manger et je lis dans mon canapé…) et comment vous dire… C’est comme si j’avais déconnecté cette conscience de « faire les trucs à faire c’est important ».
Comme si, en prenant le temps de prendre enfin soin de moi, de faire toutes ces choses que je ne fais que trop rarement, j’avais mis tout un pan de ma vie de côté ! En vrai, ça marche des fois. Parfois, c’est juste le kif total de tout laisser tomber pour aller marcher deux heures en forêt.
Mais parfois, il faut faire des trucs désagréables pour se sentir mieux. C’est un peu contre-intuitif, mais assez souvent vrai. L’exemple le plus frappant c’est d’aller chez le dentiste pour se faire soigner une dent. Qui aime se faire enfoncer des aiguilles longues de 10 cm dans les gencives et se faire défoncer puis reboucher les dents ? Personne. Mais après, quand la douleur a disparu, quel soulagement !
Bon, et bien c’est pareil avec tout un tas de trucs, hélas…

Je ne vous apprends rien en vous écrivant tout ça.
Je ne me suis rien appris non plus.
Mais quand même si.

Réinventer l’eau chaude

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C’est à dire que j’ai encore ré-ré-ré-inventé l’eau chaude.
Vous, je ne sais pas, mais moi, ça m’arrive sans arrêt. Je redécouvre sans arrêt des évidences qui pour un temps étaient passées sous mes radars.
C’est pour ça que je continue à lire des bouquins de développement personnel : je n’y apprends en général pas grand-chose (mais parfois si!) mais j’y redécouvre tout le temps des trucs que j’avais oublié parce qu’à un moment, ça n’était plus ça la priorité.
C’est pour ça que j’ose vous écrire des trucs aussi évidents. Parce que peut-être qu’à vous aussi ça va faire du bien de vous en souvenir !
Il paraît qu’on n’évolue pas en ligne droite mais en spirale. Qu’on repasse sans cesse par les mêmes endroits mais pas à la même hauteur. C’est le même trajet, mais on voit mieux, ou on est descendu plus profond dans la compréhension. Bref, c’est la même chose mais pas vraiment.
Parfois je trouve ça désespérant de me dire « oh, j’en suis encore là ». Parfois de revenir presque au même point me permet quand même de constater le chemin parcouru.

J’aimerais bien savoir si vous aussi vous redécouvrez sans cesse des trucs incroyables sur vous ou sur le monde et comment vous vivez ça !

PS : cet article fait suite à un autre qui s’intitule « Prendre soin de soi, ça veut dire quoi? » .

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Cet article a 4 commentaires

  1. Arnaud

    Oui oui oui Alice. Merci. Gratitude d’écrire cela. Si je « savais » écrire (encore un truc « chiant » pour moi mais si bon quand j’y plonge) je sens que je pourrais écrire tout ça aussi… tout pareil au m’aime… 😉

    Merci de me le faire (re-)(dé-)couvrir 🙏

    1. Alice

      Personnellement, je ne me lasse pas de ces continuelles redécouvertes. Un truc me questionne quand même : mais pourquoi est-ce que j’oublie ???? 🙂

  2. Luce

    Perso je réinvente régulièrement le fil à couper le beurre 🙂 et je me sens vraiment en joie à chaque fois que j’ai une illumination sur quelque chose que tellement de gens sait depuis longtemps, car je sens que cette compréhension n’est pas seulement mentale mais plus profonde en moi et donc plus ancrée. J’adore ce ressenti en moi et souvent j’en ris toute seule !
    Merci Alice pour cet article car je résiste encore beaucoup aux trucs chiants, alors ça va peut-être faire son chemin…

    1. Alice

      Coucou Luce
      Oui, j’espère pour toi que ça fera son chemin… pour que ton chemin soit encore plus léger et joyeux ! Je t’embrasse

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